Désarrois d’un officier en Algérie 01/10/13

«Après mon engagement actif contre l’occupant nazi, dont je tire quelque fierté, c’est le cœur meurtri que, huit années durant, et trahissant l’esprit de la Résistance, j’ai participé à nos entreprises de reconquête coloniale en Indochine et en Algérie.
Les tortures et exécutions auxquelles je fus confronté sans trop m’y opposer activent mes remords, mon silence ayant valeur de complicité. L’écriture m’est aujourd’hui un exutoire au travers duquel j’exprime le plus fidèlement possible ce que j’ai vu, fait et pensé. Assumer ses actes les plus contestables, c’est se les faire en partie pardonner ; les nier ou les cacher, c’est se déshonorer».

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